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L’escalade, c’est l’art de se déplacer dans un plan plus ou moins vertical à la seul force de son corps. Depuis de nombreuses années, l’escalade est pratiquée en falaise, en montagne, sur des blocs ou sur des SAE (Structures Artificielles d’Escalade) par des personnes atteintes d’handicaps physiques, mentaux ou sensoriels. On y trouve des sensations fortes lorsque l’on s’éloigne du sol, le plaisir d’une nouvelle gestuelle et d’une activité physique très complète où de nombreux handicaps peuvent être compensés ; on y développe la maîtrise de soi, avec souvent des conséquences positives sur l’approche de nombreux obstacles de la vie quotidienne. L’escalade permet aujourd’hui des pratiques variées pour de nombreux handicaps.
Publics concernés
La pratique de l’escalade est ouverte à toute personne marchant ou pouvant tenir debout, 3 appuis étant nécessaires pour pouvoir grimper : Personnes hémiplégiques avec mobilité minimum de tous les membres (orthèses spécifiques) Amputés des membres inférieurs ou supérieurs IMC et assimilés. Pour les personnes en fauteuil, il est possible de participer à l’activité, soit en faisant l’assureur au pied des voies, soit par des déplacements sur corde fixées en parois ou autre (acro-branche) en étant suspendu directement dans un baudrier ou avec une coque. Non voyants et malvoyants : Bonne condition physique générale préférable (hors handicap) pour profiter au mieux de l’activité
Matériel
Matériel individuel courant : Baudrier, corde, chaussons d’escalade Vêtements permettant l’aisance Port du casque recommandé (obligatoire pour les mineurs en milieu naturel).

Matériel adapté : Eventuellement prothèses ou orthèses spécifiques pour les amputés et hémiplégique (au cas par cas) Protections des mains pour les activités sur corde. Protections des genoux, coudes et hanches si fragilité ou insensibilité.

Aides techniques : Bâtons de marche (réglables, et avec dragonnes) en cas de pratique en plein air Mousquetons de préhension et de maniement aisé (grande ouverture)

Pour les non et mal voyants : éventuellement ajouter des repères tactiles de proximité de points d'assurage ou de prises ; en SAE utiliser des prises de couleurs très voyantes ; sinon guidage oral par l’assureur ou un grimpeur à proximité.
Accessibilité des lieux
 En milieu artificiel, toutes les SAE devraient pouvoir convenir, sous réserve qu’il y ait suffisamment de voies faciles (niveau 3 à 4) sur un profil peu incliné. Il existe des prises adaptées et des marches pour faciliter la pose des pieds, et des préhensions spécifiques pour les mains…

En milieu naturel, il est parfois plus difficile de trouver un site bien adapté avec un accès facile et de nombreuses voies de niveau 3 à 4. De nombreux sites naturels accessibles existent tout de même, il est cependant primordial de se renseigner en consultant les descriptifs ou les topo-guides des sites pour éviter les mauvaises surprises.

Une grille d'évaluation de l'accès pour les personnes handicapées des sites d'escalade sportive est en cours d’élaboration. Il est utile de prévoir du matériel supplémentaire pour aménager un atelier annexe (corde statique, sangles, poignées, bloqueurs…).

 liste des sites accessibles : ici et .
Encadrement
Encadrement professionnel (contre rémunération) : Diplômes d’Etat (MJSVA) : BEES Option Escalade (exercice de plein droit) BAPAAT Support Escalade (exercice limité) BEES Guide de Haute Montagne et d’Aspirant Guide (exercice de plein droit)

Encadrement bénévole : Diplômes fédéraux (FFME, FCAF) : Moniteur Fédéral D’escalade. Depuis 2001, la FFH organisent chaque année des formations au Certificat de Qualification Handisport (CQH). Elles sont ouvertes aux titulaires d’un monitorat fédéral, BAPAAT, BEES 1er degré ou Brevet Professionnel. Un Module A permet d’apporter des connaissances sur les différents handicaps, et un Module B traite spécifiquement de la pratique handisport de l’activité enseignée. Cette qualification n’est pas obligatoire mais elle est fortement recommandée car elle représente un gage de compétence et donc qualité de l’encadrement pour le public handicapé.

 + d'infos
Organisation
La FFH, par l’intermédiaire des Comités Régionaux/Départementaux et des CTFN/Commission Nationale Escalade Handisport, organise depuis 1995 des stages d’initiation au niveau national ouverts à tous ; de nombreuses activités sont également proposées localement par différents clubs ou comités.

Pour pratiquer dans le cadre des clubs valides :

   liste des clubs FFME
   liste des clubs CAF
Réglementation
Les mêmes règles de sécurité de base que pour les valides doivent être respectés (vérification de l’adaptation du baudrier, de l’encordement et de l’assurage, parade au pied des voies, surveillance de l’environnement en milieu naturel,…)

Cependant, certains aménagements pédagogiques doivent être respectés :
- éviter les approches trop longues ou problématiques en milieu naturel, pour limiter fatigue et découragement (possibilité de commencer par une séance sur SAE).
- un accès facile par le haut peut être intéressant pour une mise en situation rapide (rappel par exemple).
- penser à la phase d’échauffement pour tester les possibles limitations fonctionnelles.
- choisir des sites adaptés, avec des prises simples en calage horizontaux, plutôt que des dalles à adhérences ou des dévers.
- insister sur la position de l'assureur, éventuellement le caler pour éviter des déséquilibres.
- pour les déficients visuels, travailler sur une description des prises et un entraînement à l'exploration tactile.
- pour les amputés, envisager les gestuelles spécifiques comme les changements de pieds. L’important est de permettre la pratique, ce qui peut conduire à adapter certaines règles dans un premier temps pour des raisons fonctionnelles et à élargir la gamme des activités proposées, mais l'objectif est de revenir rapidement aux règles classiques pour permettre l'intégration aux autres.
Renseignements et contacts
Le mot de "l'expert"
« En escalade, le handicap physique est une donnée toute relative ; du fait de la large gamme de niveaux de pratique proposée, personne n'est finalement parfaitement adapté, même un "grimpeur à mains nues". La pratique d'une telle activité peut constituer un atout et un facteur de rééducation, de réinsertion et de développement personnel, car elle sollicite l'ensemble des ressources physiques et psychologiques. De plus, l’escalade se prête tout à fait à une pratique intégrée en milieu valide, cette pratique doit donc être encouragée à tous les niveaux ; tel est notre souhait et l’enjeu des années à venir. » Yves Le Bissonnais
© crédits photos : c.garreau
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